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Après 6 ans et 3 mois d’élevage en fûts de chêne, le Vin Jaune millésime 2010 est arrivé !

Que de patience pour que ce vin à base de savagnin (100%) voit le jour. Au cours de ce long élevage, un voile de levure se dépose à la surface du vin, le préservant d’un contact direct avec l’air. L’oxydation caractéristique de cette production se développe alors lentement, c’est le « Goût de Jaune ». Elle confère au vin la puissance et le caractère que les adeptes aiment tant, ainsi que sa fameuse couleur… jaune.

L’élevage est réalisé « sans ouillage », c’est-à-dire que l’on n’ajoute pas de vin pour compenser l’évaporation dans les fûts (la part des anges). Si bien que le volume diminue, et la surface de vin en contact avec l’oxygène augmente au fil du temps. Au bout des 6 ans et 3 mois règlementaires, la quantité restante est de 62,5cL pour 1L de vin au départ, soit la contenance d’une bouteille Clavelin, flacons utilisés exclusivement pour ce vin.

S’il existe un consensus autour du vin jaune, c’est certainement le suivant : On aime ou on n’aime pas, il n’y a pas d’entre deux. La saveur est en effet très particulière, développant notamment de puissantes notes de noix.  Le vin est très structuré, sans une once de sucre résiduel perceptible, si bien que le breuvage est souvent préféré par les palais initiés. C’est certainement le type de vin que la plupart des gens « apprennent à aimer ». Mais une fois que le virus du vin jaune vous tient, c’est pour la vie ! Et c’est désormais un vaste festin,  qu’on le serve assorti de comtés d’affinages variés, de chapons aux morilles ou d’autres régalades.

En février, je vois la vie en jaune ! Et vous ?