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Au coeur des Bauges, la commune du Noyer abrite un écrin fleuri : l’Herbier de la Clappe, créé en 2002-2003 par Philippe Durand. Il travaille aujourd’hui avec Florence, et tous deux cultivent récoltent et transforment des plantes de montagne pour en faire des tisanes et apéritifs, le tout en agriculture biologique.

20 plantes sont cultivées, principalement des vivaces (à quelques exceptions près comme la mauve, la verveine ou le bleuet).

La cueillette sauvage vient compléter la gamme : gentiane, sureau, reine des prés, frêne et tilleul.

Pour les tisanes, les plantes sont séchées avec soin sur des claies.

Les apéritifs sont élaborés en faisant macérer les plantes dans du vin blanc de jacquère. Certains sont fabriqués à partir d’une seule plante, d’autres sont des compositions.

Et pour apporter une touche d’exotisme, certains apéritifs assemblent des plantes des Bauges comme le sureau ou la gentiane avec le bissap (ou karaké en égyptien), un hibiscus africain annuel qui apporte une touche délicieusement fruitée. Le bissap est importé par le biais de l’association « Fermes du Monde », qui organise une activité de commerce équitable avec le Burkina Faso.

Dans la culture, chacun a ses chouchous. Pour Florence, c’est la monarde, cette plante venue d’Amérique du Nord avec ses beaux pétales rouges.

Si vous montez dans les Bauges visiter l’Herbier de la Clappe, je vous conseille de vous y rendre pendant les mois d’été. Vous pourrez visiter le jardin pédagogique, découvrir les variations méconnues d’espèces connues, comme par exemple la menthe bergamote, et repartir avec des trucs et astuces pour utiliser toutes les ressources des plantes ; saviez-vous par exemple que l’absinthe est un antimite naturel, en cuisine comme dans votre penderie ?

Et pour vous procurer les produits de l’Herbier de la Clappe, les tisanes et le apéritifs sont en vente sur place, et vous trouverez également ces derniers en magasin bio.